Pour ce moment de la biennale, je proposerai une série de performances en dehors de la friche Lamartine, à Lyon, sur l'île de la Réunion.
Certaines seront des performances que j'exécuterai moi-même, d'autres seront des performances que j'organiserai en invitant quelqu'un.
Ici c'est le geste qui compte, le processus, le temps de la performance et ce qui s'y passe, davantage que le résultat. Voilà peut-être l'essentiel de ma vision d'une vie moderne, qui est le thème de cette biennale pour un an.
Pour échapper à l'aliénation qui vient du monde comme de nous-même, nous avons besoin d'écrire notre vie. De nous écrire. Au sens large.
Comme on écrit une poésie. En jouant son corps. En le jouant comme au sport, mais sans intention de l'améliorer. Ce qui grandit est à l'intérieur.

Et c'est le fait d'écrire, faire, dessiner, jouer, s'adresser et interagir avec les autres, proposer des panoramas, des corps dans des lieux, qui fait récit, raconte des histoires possibles.
L'objet final n'est qu'une trace d'un passage, un lien, une passerelle. Voilà pourquoi sur chaque lieu de performance nous laisserons un code menant ici.

Nous ne faisons qu'ouvrir des fenêtres, des espaces-temps où des choses deviennent possibles.
Traces d'un passage, grande lorgnette, Low window, Bow painting !

 

Jérôme Dupré la Tour

Les exsitu(s) de Jérôme Dupré la Tour

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