Par Pierre Gonzales iz neR (écrit par un soir d’éclipse de pleine lune;)

Prototype de fable quantique.
Ode à un chat In & Ex SITU.

Mettons en résonance un chat quantique – pour un Cantique du Chat de Schödinger donc.
Le paradoxe de Schrödinger, qui met en scène ce chat, tire son origine des idées qu’il avait présentées dans Qu’est-ce que la vie ? un livre qu’il ecrit à partir de conférences prononcées à Dublin en 1943
Et, parait-il, si on en croit un livre que je n’est pas lu (Einstein’s Dice and Schrödinger’s Cat, Paul Harlpern) de discussions avec Einstein. Ode aux dés, Le cat y joue quand le dog salive (celui de Pavlov). Chantons sa chanson, cantique d’une physique quantique, à la gloire de ce chat passé à la postérité par un dispositif en fait plus complexe et tout autant allégorique, que celui de l’expression « passer par le chas d’une aiguille ».

Pris ici, ci-dessous aisément (virtuel)
\frac{1}{\sqrt[]{2}} \cdot (\left| mort \right\rangle + \left| vivant \right\rangle)
(en formalisme de Dirac) si prisé si, d’un coup de dé, ou plutôt à pile ou face :

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Chantons aussi, comme une deuxième voix :

« – Ah pourquoi Pépita sans répit m’épies-tu,
Dans le puits Pépita pourquoi te tapis-tu
Tu m’épies sans pitié, c’est piteux de m’épier
De m’épier Pépita, pourrais-tu te passer ?
(Ce chat, femelle ?, s’appellerait Pépita ?) »

Vu, dédoublé-e, à travers un hublot, par un observateur amical – il veut le voir vivre, le maintient vivant – (dans la variante dite de L’ami de Wigner, je vous laisse googl’liser), boite à perspectives paradoxales (courbes? toriques?), nouvelle chambre à perspectives pour nouveaux plastichiens, à la fois noire et claire, chambre à ellipses.. Camera double, fenêtre conceptuelle sur une portion significative du paysage quantique. Un aperçu de cette partie – si moderne – de la physique « multiverselle », ode aux univers connexes, superposés……….

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Et peut-être prototype d’une machine à voyager dans le temps, aussi. Rien que ça mon petit chat, mon minou (miaou ! griffes et ronrons, sans oublier un petit coup de fouet atomique (il n’y avait ce jour là, pour nos amis savants, pas de meilleure urgence) – Il ne manque plus qu’une variante téléchargeable, à inventer.
Mais peut-être que je vais un peu vite en besogne !
– Shrödinger s’appelait donc Erwin, il aimait Anny et Hilde. Il était sensible au processus contigus et parallèles, bases de la physique quantique, dont ce chat est le gag expérimental, l’icôe et la mascotte, l’expérience initiale de pensée. Cette expérience, virtuelle, tente de représenter un régime de réalité se dédoublant, une image double qui est en fait aussi comme générée par cette boite expérimentale théorique.

Le chat – si il est tué – l’est via un flacon de poison ; dont le bris est causé par une mesure de variation de radioactivité.. Le chat serait probablement mort au bout d’une minute environ – en statistiques probabilistes, la désintégration d’au moins un atome du corps radioactif, ce qui déclenche le processus, ayant de très forte probabilité d’arriver au bout de cette durée. Mais tant qu’on ouvre pas la boite, il ne l’est pas – ou si. Bref.
Pour en reprendre le chant:
« Cinq physi-chiens*, au moins, et pas des moindres, chassent un seul chat, si ici seul chat il y a » (à moins qu’il-elle soit enceinte) et l’envoient dans l’espace-temps paradoxal…
(*Schrôdinger et  4 collègues chercheurs, pour la rime, limiers de l’équation chatte 😉
De facto; ils lui dressent avec tout les honneurs, une nouvelle formule de tombeau, un sarcophage quantique. Compagnon mages, néo prêtres scientifiques  d’un demi embaumement-  il y vit et y meurt, en transe – dans un « état superposé » toujours…  Embaumement quantique sur air de Cantique des Quantiques. Ils le projettent, le pensent, le poétisent et l’insèrent dans la légende, via le prototype d’une machine à voyager dans l’espace-temps (un temps passé, présent et futur.. un espace… de transition, de passage, de dédoublement…).

Il me vient du coup les prémisses d’un projet ambitieux :
Pour ne plus jamais avoir à décider s’il est vivant ou mort, là ou déjà ailleurs, nous devrions donc envoyer dans l’espace ce chat spectral, comme une offrande à l’anti matière, en complicité avec la Tate Gallery (par exemple), la NASA, le Centre d’Études Nucléaires, de Grenoble ça serait parfait, en pionnier énigmatique qui fera (je l’espère) bien rire d’hypothétiques savants (offrande sérieuse et humoristique, universelle : « This is not a private joke ») savants qui seraient forcément quantiques (sinon ils ne riront pas) sur une autre planète… qui serait peut-être le double de la notre…

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Et pourquoi pas une souris ? Ou une poule, qui serait à la fois poule et œuf ?

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